Dites-moi, pourquoi, dans quel intérêt?
Dans quel but, dans quel sens errer?
Je n'ai plus envie de rester
Peut-être devrais-je tout arrêter;
A présent que la musique m'est interdite
Je me sens juste maudite;
Et même si je suis insolite
Prévenez-moi si je la mérite
Car cette vie m'irrite.
Et si je choisissais la falaise,
Et si je choisissais la baise,
Et si je croquais cette fraise,
Quoiqu'il en soit je ne serai jamais assez "balèze"
Pour supporter qu'un jour elle me laisse.
Je repense à mon passé
Et chaque souvenir de plus
M'est une raison pour y rester
Et n'aimer jamais plus.
Parce que je saigne encore,
Parce que cela ne finira qu'avec la mort,
Parce que j'en ai marre de pleurer,
Parce que j'en ai marre de me scarifier,
Parce que j'ai peur de la vérité
Parce que j'ai peur de soufrir
Parce que j'ai peur de mourir,
Parce que j'ai peur de la liberté.
Je n'ai plus la force de pleurer
Encore moins de la détester
Je suis au bout du rouleau,
Je crois que je l'aime trop.
Mes amours, vous allez me manquer
Je ne voulais pas vous abandonner
Mais je m'y vois contrainte,
Je suis possédée par la crainte.
Adieu, ça ne sera pas une si grande perte,
A présent pour vous s'ouvre une nouvelle fenêtre
Ne vous inquiétez pas, vous vous en remettrez,
C'est mon choix, je l'ai prémédité.
Plus rien ne pourra me faire changer d'avis
Je dois vous laisser mes amis,
Je quitte ce monde pourri,
Je ne sais pas si la mort est meilleure
Mais au moins il n'y a pas de peur,
Mais au moins il n'y a pas de pleurs.
Mes amis je vous remercie,
Ne me blâmez pas,
Pardonnez-moi,
Je ne veux plus rester ici.
Peut-être vous direz-vous que je suis égoïste,
Certains me voient pessimiste,
D'autres encore me croient utopiste,
Peu importe, je suis réaliste.
C'est mon choix de vous quitter
Comme il fut notre choix de nous aimer,
Je vous en supplie, continuez à chanter,
Et si vous m'en voulez alors aimez.
Je sens mes yeux se fermer,
je sens la vie me quitter,
je suis désolée de vous abandonner
pour moi vou avez tout été.
ce n'est pas votre faute,
vous fûtes irréprochables,
je n'ai jamais remonté la côte,
c'est moi qui fus déplorable.
je le sais, je le veux, vous survivrez
car tout cela est prémédité;
cependant je ne me suis pas foutue de vous
je voulais nous préserver, c'est tout.
pardonnez mon acte,
car malgré mon manque de tact,
mon amour pour vous, lui, est véritable.
J'avoue que c'est dégueulasse.
Lovely yours, cass.
J' ai écrit ce poême le 07/07/07 entre 1h et 2h du matin; nous sommes le 18/07/07, et je réponds encore présente à l'appel; ce n'était qu'un moyen de me défouler parmi tant d'autres, vous ne serez pas débarrassé de moi aussi facilement!!! ^_^